Avec le contexte actuel de tension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, ce n’est pas cette dernière qui s’est empêchée de mener à bien ses Championnat du Monde de Taekwondo ITF, qui se sont terminés le 21 septembre 2017, à Pyongyang la capitale. Avec de nombreux pays qui y ont participé (comme la Russie ou la Grande-Bretagne), l’équipe féminine de Corée du Nord a été sacrée championne du Monde.

Qu’est-ce que le Taekwondo ITF ?

L’International Taekwondo Federation ou ITF, est l’une des 2 fédérations mondiales du Taekwondo, coexistant avec la World Taekwondo Federation (WTF ou rebaptisée récemment « WT »).

Style créé et défendu par feu le Général Choi Hong Hi, fondateur du Taekwondo en 1955, il se caractérise dans le combat par ses techniques beaucoup orienté pieds/poings que la version combat de son cousin WTF. En effet, celle-ci est une version « édulcorée » dont la promotion s’est faite en vue de son entrée aux Jeux Olympiques et s’est vue retirée ses attaques avec les poings.

Au niveau vestimentaire et protections : pas de casques ni de plastrons… C’est un style « full-contact » fidèle à la vision du Taekwondo du Général Choi, et enseigné au sein de l’armée coréenne.

Membre de l’équipe ITF d’Angleterre, Brown déclare et résume : « Nous sommes vraiment un art martial alors que  la version WTF, c’est davantage un sport ».

Voilà donc un bon résumé…

Une compétition sur fond de crise diplomatique

Il y a eu encore récemment des tentatives de rapprochement entre les 2 fédérations.

Une délégation de l’ITF a effectué une manifestation lors des championnats du monde WT en Corée du Sud, où ils ont été représentés avec le président Moon Jae-In, mais cette tentative a échoué.

« Cela n’a pas fonctionné en raison de la question des missiles entre le sud et la Corée du Nord », a déclaré le porte-parole de WT.

Pour rappeler le contexte, Pyongyang a fait des progrès rapides dans son programme d’armement sous le leader Kim Jong-Un.

Le régime a mené un sixième test nucléaire au début de ce mois, suite à une série de lancements de fusées, ce qui a valu à la Corée du Nord une huitième série de sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Quand la politique s’invite dans le sport…

Cependant, d’après les compétitrices victorieuses, ces tests ont été une source d’inspiration.

Pour Kim Su-Ryon, membre de l’équipe féminine nord-coréenne qui a remporté l’or : « Nous avons pu gagner ce championnat et nous sommes battues avec un esprit de lutte, comme les scientifiques et les techniciens qui ont contribué au lancement des missiles Hwasong-14 et Hwasong-12, ainsi que la bombe H », a déclaré l’athète âgé de 26 ans.

Et elle ajoute également :  « Et nous nous sommes également battues avec l’idée que le chef suprême nous regardait. »

Si le secret de la victoire vient de là, à quand une équipe de France victorieuse aux Jeux Olympiques de Paris 2024, fière d’être « observée » par euh… le Président Emmanuel Macron ?

Affaire à suivre…

😉