Les arts martiaux coréens mêlent combat, culture et histoire sur plusieurs siècles. Cette liste rassemble les disciplines les plus citées, des formes très connues aux écoles plus discrètes, avec des repères simples et des dates clés.

Le sujet des arts martiaux coréens mérite un tri clair. Entre taekwondo, taekkyon, hapkido et disciplines armées, le menu ressemble parfois à une carte trop chargée.

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Liste des principaux arts martiaux coréens

Taekwondo
Taekkyon
Hapkido
Tang Soo Do
Soo Bahk Do
Hankido
Haidong Gumdo
Kong Soo Do
Kwon Bop
HapkiMudo
💡 À savoir sur les arts martiaux coréens
  • 💡 Le taekkyon est classé par l’UNESCO depuis 2011 La fiche UNESCO signale aussi une cinquantaine de praticiens reconnus, ce qui reste très peu.
  • 💡 Le Muyejebo de 1598 est le plus ancien manuel martial publié en Corée. Trois exemplaires originaux connus sont conservés aujourd’hui.
  • 💡 Le nom taekwondo s’impose en 1961 Le gouvernement coréen remplace alors Tang Soo Do, Kong Soo Do et Kwon Bop pour unifier l’appellation.

Quels sont les principaux arts martiaux coréens ?

Taekwondo : l’art martial coréen le plus connu

Discipline sportive de percussion

Le taekwondo domine l’image moderne des arts martiaux coréens. Le nom officiel s’impose en 1961. Après 1973, sa version sportive développe des règles de compétition très spécifiques, surtout autour des coups de pied.

Taekkyon : la discipline traditionnelle reconnue par l’UNESCO

Patrimoine immatériel

Le taekkyon repose sur des gestes fluides, circulaires et très rythmés. L’UNESCO l’a inscrit en 2011. Les pieds y comptent autant que les mains, et la logique vise souvent à déséquilibrer ou faire tomber sans dégâts inutiles.

Hapkido : self-défense, clés et projections

Système de défense personnelle

Le hapkido combine coups, chutes, clés, projections, étranglements et travail d’armes. Un cours type suit souvent 4 étapes, échauffement, technique, combat ou auto-défense, puis récupération. Le système cherche l’efficacité, pas le folklore en vitrine.

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Tang Soo Do, Soo Bahk Do, Hankido et Haidong Gumdo

Écoles et variantes majeures

Le Tang Soo Do signifie littéralement main de Chine et chemin. Le Soo Bahk Do, créé en 1945, revendique un mélange coréen, chinois et japonais. Le Hankido insiste sur les principes du cercle. Le Haidong Gumdo travaille surtout le sabre, le souffle et la précision.

Origines des arts martiaux coréens

Des fresques anciennes aux royaumes de Koguryo, Silla et Baekje

Sources archéologiques

Les arts martiaux coréens apparaissent dans des fresques datées entre l’an 3 et 427. Des tombes de Koguryo montrent des postures de combat. La période des Trois Royaumes commence avec Silla en 57 av. J.-C., Koguryo en 37 av. J.-C. et Baekje en 17 av. J.-C.

Le rôle du su bak, du yu sul et des Hwarang

Racines techniques et sociales

Le su bak renvoie aux techniques de percussion, alors que le yu sul évoque davantage saisies et clés. Les Hwarang, apparus en 576 à Silla, formaient une élite instruite aux arts, au bouddhisme et au combat. La dynastie Koryo, à partir de 935, mêle davantage ces héritages.

Comment les arts martiaux coréens ont-ils été codifiés ?

Le Muyejebo de 1598

Manuel fondateur

Le Muyejebo est le plus ancien manuel martial publié en Corée. Sa première édition date de 1598. L’ouvrage a été classé trésor national en 2021, et seuls trois exemplaires originaux connus subsistent, dont un à la BULAC.

Le Muyedobot’ongji et les 24 arts martiaux de 1790

Codification royale illustrée

Le Muyedobot’ongji codifie 24 arts martiaux en 1790, sous le roi Jeongjo. Ce manuel illustré appartient à l’âge d’or de Joseon, de 1392 à 1910. Le supplément en hangeul aide aussi à mieux transmettre les techniques.

Quelle est la différence entre taekwondo et taekkyon ?

Le taekwondo moderne distingue nettement attaque, self-défense et compétition. Le taekkyon mise sur des gestes plus souples, plus circulaires et parfois proches d’une danse. Les sources UNESCO soulignent la capacité à maîtriser vite un adversaire, sans forcément le casser comme une biscotte oubliée.

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Le taekkyon reste aussi beaucoup plus rare. La fiche UNESCO évoque environ 50 praticiens reconnus. Le taekwondo, lui, s’est massivement diffusé grâce à ses fédérations, à sa standardisation et à son format sportif très lisible.

Influences chinoises et japonaises dans les arts martiaux coréens

Les arts martiaux coréens ne vivent pas sous cloche. Le Tang Soo Do, le Kong Soo Do et le Kwon Bop revendiquaient des racines mêlées, chinoises, okinawaïennes et japonaises, avant l’unification du nom en 1961.

Le hapkido montre aussi des proximités avec l’Aiki jujutsu japonais pour les clés et projections. Pendant l’occupation japonaise, le yudo et le kumdo entrent en Corée. Cette histoire partagée explique les ressemblances, mais aussi les débats qui durent plus qu’un échauffement trop bavard.

Des écoles traditionnelles aux pratiques modernes

La transmission a subi une grande coupure pendant l’annexion japonaise de 1910 à 1945. Après la libération, les écoles rouvrent, les kwan (écoles) se structurent et le taekwondo moderne prend forme. Le Tang Soo Do est déjà enseigné dès 1945.

Les pratiques modernes gardent pourtant un noyau ancien, salut, vocabulaire, discipline et recherche de maîtrise. En 2024, le musée de Suwon a présenté une exposition de plus de 100 objets, preuve que ces arts restent un patrimoine vivant, pas un vieux manuel qui prend la poussière.

Les arts martiaux coréens relient patrimoine, efficacité et codification écrite. Le taekkyon, le Muyejebo et le taekwondo montrent trois visages très différents, tradition vivante, mémoire royale et sport moderne bien structuré.